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Aquaculture : communication de la commission au parlement européen, au conseil, au comité économique et social européen et au comité des régions..

Orientations stratégiques pour le développement durable de l’aquaculture dans l’Union Européenne.

Orientations stratégiques pour le développement durable de l'aquaculture dans l’Union européenne

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS

Introduction

L’aquaculture européenne offre des produits de bonne qualité, respectant des critères stricts en matière de durabilité environnementale, de santé animale et de protection des consommateurs. L’excellente qualité des produits de la mer de l’UE[1] devrait constituer un avantage concurrentiel important pour l’aquaculture de l’Union européenne; toutefois, cette production est actuellement en stagnation, contrairement à la forte croissance enregistrée dans d’autres régions du monde.

En 2010, la valeur de la production aquacole de l’UE s’élevait à 3,1 milliards d’euros pour une production de 1,26 million de tonnes. Le marché des produits de la mer de l’UE est actuellement approvisionné par les pêcheries de l’UE (25 %), par des importations (65 %) et par l’aquaculture de l'UE (10 %)[2]. La consommation apparente totale de l’UE des produits de la pêche et de l’aquaculture a atteint quelque 13,2 millions de tonnes[3].

Les données disponibles indiquent un écart croissant — estimé à 8 millions de tonnes — entre le niveau de consommation de produits de la mer dans l’UE et le volume de captures provenant des pêcheries. La Commission et les États membres peuvent contribuer à combler partiellement cet écart grâce à une aquaculture de l'UE durable du point de vue environnemental, social et économique.

Sur la base de la productivité du travail existante, chaque point de pourcentage de la consommation actuelle de l’UE produit en interne par l’aquaculture permettrait de créer entre 3 000 et 4 000 emplois à temps plein[4]. Ce chiffre confirme que, bien que l’aquaculture ne représente qu’une part relativement faible de l’économie de l’UE, elle a le potentiel nécessaire pour stimuler la croissance et l’emploi dans les zones côtières et intérieures de l’UE. Une coopération étroite avec l’industrie de transformation peut accroître encore la création d’emplois et la compétitivité dans les deux secteurs. L’aquaculture est un des piliers de la stratégie de croissance bleue de l’UE[5] et son développement peut contribuer à la stratégie «Europe 2020».

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